Ces cinq pépites du peloton qui vont faire trembler les cols audois
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Les cols de l'Aude ne pardonnent rien. Entre les lacets du col de Pradel et la longue ascension vers le plateau de Sault, c'est là que se jouent les Tours féminins. Cette saison, cinq grimpeuses sortent du lot. On vous les présente, chiffres à l'appui.
La reine de la puissance : Elena Marchetti
L'Italienne de 24 ans affiche un rapport poids/puissance de 6,2 W/kg sur les efforts de dix minutes, une donnée qui fait saliver n'importe quel directeur sportif. Son entraîneur, Marco Bellini, ne cache rien : « Sur des rampes à plus de 8 % comme au Pradel, Elena est intenable. Elle sait doser, elle sait frapper. » Notre pronostic : surveillez-la sur l'étape de haute montagne vers le plateau de Sault, son terrain de chasse préféré.
La grimpette qui monte, qui monte : Chloé Fabre
La Française du Team Occitanie est la révélation de la saison. Originaire des Pyrénées, elle a grandi sur ces routes et connaît chaque virage par cœur. Ses statistiques de climbing sont impressionnantes : 22 minutes sous les 5,9 W/kg en fin de course, un signe de résistance rare chez une jeune coureuse. « Chloé a ce mental qui manque à beaucoup, ajoute son coach. Elle souffre mieux que les autres. » L'étape du col de Pradel, avec ses 12 % dans les derniers kilomètres, pourrait être son sacre.
L'explosive : Marta Kowalska
La Polonaise est une machine à attaques. Spécialiste des bosses courtes mais violentes, elle excelle dans les ascensions de moins de vingt minutes. Sur les 4,5 km du col de Serre, elle pourrait faire la différence dès la première accélération. Ses données de la saison : trois victoires d'étape en montagne, un V02max parmi les plus élevés du peloton. « Marta ne négocie jamais, elle frappe », sourit son entraîneur Jan Nowak.
L'endurance incarnée : Sofia Andersson
La Suédoise, elle, joue dans la durée. Sur des ascensions de plus de trente minutes, elle est presque imbattable. Le plateau de Sault, avec ses longues rampes régulières, semble taillé pour elle. Son entraîneur, Lars Bergström, résume : « Sofia monte à sa cadence, sans jamais craquer. C'est une horloge suisse. » Si l'étape de montagne est longue, elle sera là.
La joker : Anaïs Roussel
Moins connue, la Réunionnaise de 22 ans monte pourtant en puissance. Ses statistiques de climbing progressent de 15 % par rapport à la saison dernière, et elle a terminé dans le top 10 de toutes les étapes de montagne cette année. Son entraîneur, Paul Leclerc, est formel : « Anaïs est une pépite. Sur les cols audois, elle pourrait créer la surprise. »
Notre verdict
Difficile de trancher entre ces cinq profils. Mais si on devait miser, on dirait que l'étape du plateau de Sault, avec ses 25 kilomètres d'ascension, offrira le plus beau duel. Elena Marchetti et Sofia Andersson pourraient y livrer un mano a mano inoubliable. Rendez-vous sur le bord de la route pour le vérifier !